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HORS LES MURS

LE JARDIN N'EST PAS CLOS

En association avec le Parc naturel régional de la Haute Vallée de
Chevreuse, nous avons créé le parcours Le jardin n’est pas clos, dédié
aux liens que créent les artistes avec le territoire, la nature et leur environnement.
Les photographes de ce parcours sont sélectionné.e.s lors d’un appel
à candidature international dédié aux enjeux du réchauffement climatique et seront exposé.e.s :

Sur les grilles de l'école de Galluis 78490, sur les grilles de La Chapelle Clairefontaine à Clairefontaine 78120, sur les grilles de l'école du Tremblay - sur - Mauldre 78490,

dans le jardin de la Maison Jean Monnet de de Bazoches-sur-Guyonne 78490,
et dans le jardin de La Maison Louis Carré de Bazoches-sur-Guyonne 78490.

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GALLUIS

Présente le travail du Photographe Cody Cobb, États-Unis.

SPECTRAL —

Ces photographies révèlent une luminescence cachée dans la région sauvage de l’ouest américain. Des tubes de lave effondrés bordés de tapis microbiens jusqu'aux hautes altitudes où les lichens prospèrent, une étrange fluorescence se produit lorsque certains minéraux et matières organiques sont soumis aux rayonnements ultraviolets. Ce spectre de lumière est invisible à l'oeil nu. Un monde parallèle se dévoile dans la nuit grâce à de longues poses et une source de lumière ultraviolette. L'étrangeté de la lumière émise par ces lieux pourtant familiers nous dévoile des surfaces à l'aspect extraterrestre.

CLAIREFONTAINE

Présente le travail d'Anaïs Ondet, France.

SANS SOLEIL —

Sans soleil est un travail qui cherche à exprimer un sentiment, un malaise profond face à l’effondrement écologique auquel nous assistons. Anaïs essaie, à travers un corpus de photographies à tendance cinématographique sombre et nébuleux, de rendre compte du concept de solastalgie. Ce néologisme, inventé par le philosophe Glenn Albrecht, exprime la détresse psychique causée par les changements environnementaux. En partant d’une dimension intime elle souhaite traiter un fait de société qui touche une grande partie des jeunes générations. Dans quel monde vivrons-nous quand tous les arbres auront brulé ?

Ainsi que le travail de Pascal Goet, France.

MASK ET TOTEM —

Mask et totem est une série de Pareidolia qui nous propose un regard surl’altérité. Ces masques africains, totems amérindiens, et autres luchadors mexicains nous scrutent. Une animalité se dégage de ces grands portraits,comme si nous étions nous-même observés par leurs âmes chamaniques et qu’un message nous soit passé : l’altérité nous élève, l’autre n'est pas forcément inquiétant et la différence nous enrichit.

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LE TREMBLAY - SUR - MAULDRE

Présente le travail de Chloé Milos Azzopardi, France.

NON TECHNOLOGICAL DEVICES —

Les non technological devices sont des outils composites issus d’éléments naturels glanés, assemblés de manière à mimer les artifices technologiques qui peuplent notre quotidien. Entre productions rudimentaires et créations de science-fiction, ces artefacts sont autant des prolongations de corps que des entraves. Associés à des produits inventés dont l'usage reste à
découvrir, ils créent ensemble un univers fictif fonctionnant comme un miroir tendu à nos fantasmes du futur. Avec ce projet, l'artiste souhaite créer de nouveaux désirs, générer des images qui puissent être des ressources pour nos imaginaires. Comment faire voir un futur alternatif face à nos rêves d'un monde hyper-artificialisé et technologisé ? À l’aide de la fiction et du jeu, Chloé cherche d’autres manières d’imaginer les vies augmentées, créant des cyborgs organiques dont le but serait d’inscrire le corps différemment dans l’environnement. Elle utilise le décalage et le détournement poétiques d’artefacts symboles du progrès technique pour interroger notre rapport au vivant et à la disparition des « ressources » terrestres utilisées pour construire les composants de nos objets technologiques.  Traitant de l'intervention humaine sur la nature, de notre rapport à la technologie et de la surexploitation de la planète, cette recherche explore d'autres formes de cohabitation avec le vivant terrestre et ouvre des pistes de réflexion sur ce qui pourrait être une iconographie d'autodéfense écologique.

MAISON JEAN MONNET, BAZOCHES SUR GUYONNE

Présente le travail d'Bruce Eesly,  Allemagne.

NEW FARMER —

Les images commencent à tester le spectateur, planant légèrement au-delà de la crédibilité jusqu'à  devenir finalement absurdes. Il ne s’agit pas de photographies documentaires des années 1960 comme le suggère le pamphlet, mais d’images générées par l’IA (Intelligence Artificielle). L’histoire elle-même, bien qu’elle ressemble quelque peu à des événements réels, est également inventée : cette version alternative ne se termine pas dans les champs géants de monocultures qui nous entourent aujourd’hui, mais amène plutôt à des légumes surdimensionnés. Avec absurdité et humour, New Farmer vise à mettre en lumière notre orgueil et notre simplification excessive de la nature, invitant les spectateurs à porter un regard critique et plus humble sur notre place dans la biosphère et les effets d'entraînement de nos actions.

Ainsi que le travail de Clément Poché, France.

FIX NATURE —

En fixant au scotch des fleurs sur une vitre, ces interventions, à la fois poétiques et brutales, provoquent un télescopage visuel entre compositions florales, planches botaniques et scènes de crime. La matière plastique devient alors le sujet même des images, le spectacle des interventions. Elle domine les compositions en étouffant et emprisonnant ces jardins suspendus au milieu des variations chromatiques et nuageuses du ciel. La manipulation d’un outil invisible tel que le scotch gaffer utilisé dans les industries culturelles du spectacle, du cinéma et de la télévision voit son usage initial détourné : fixer-masquer-réparer. Résistance aux hautes températures, isolation électrique, anti-adhérence, emballage de marchandises ; les propriétés techniques “multi-usages” des adhésifs renforcent l’opposition entre éléments synthétiques produits en masse et la fragilité, la délicatesse des végétaux. Réparer la nature à l’aide d’une solution industrielle comme le plastique, c’est s’obstiner dans une voie inadaptée. Alors que la remise en état de marche est une des caractéristiques principale du scotch, il provoque plus de dégâts ici qu’il n’en remédie. Plutôt que de proposer une solution alternative à qui lutterait contre la prolifération du plastique, les réparations mises en oeuvre comparent les traces et les dégâts causés par l’activité humaine à une matière collante et adhésive.

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MAISON LOUIS CARRÉ , BAZOCHES SUR GUYONNE

Présente le travail de Déborah Farnault, France, État-unis.

WITH ALL OUR MIGHT —

La Californie, cinquième puissance économique mondiale, est aux premières lignes du
réchauffement climatique. Les vagues de chaleur, qui y sévissent depuis plusieurs années, ne
sont pas de simples sécheresses temporaires ; elles sont bien le résultat d’une désertification
progressive de la région. Aux portes de Los Angeles, le désert californien est devenu le
carrefour improbable d’une des régions agricoles les plus riches des États-Unis et d’une
économie marginale, où la pauvreté, la criminalité et la drogue sont endémiques. La région
est le théâtre d’un désastre écologique imminent. Cette atmosphère de fin du monde n'a

cependant pas empêché une population marginale de s'y installer par choix ou non, à court
ou à long terme. Dans un système qui glorifie la croissance, la productivité, la performance
et la positivité à tout prix, nous nous retrouvons errants en quête d’appartenance,
déconnectés de notre propre humanité. À travers une approche topographique, Déborah
présente des images dénudées d’artifices : quelques intérieurs silencieux, des visages fatigués
et l’immensité des paysages arides. With All Our Might aborde les notions de nostalgie,
d'aliénation et d'un romantisme qui s'effrite sous la lumière implacable du désert californien.

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