HORS LES MURS
LE JARDIN N'EST PAS CLOS
& LA SORORITÉ
En association avec le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, nous avons imaginé le parcours Le jardin n’est pas clos, comme une invitation à circuler, découvrir et partager.
Cette année, trois communes nous accompagnent dans cette belle aventure. Nous espérons retrouver très bientôt les autres, dont les nouvelles municipalités sont en cours d’installation, pour nous rejoindre à nouveau dès 2027 😉
Nos hors les murs de cette année sont :
La Chapelle Clairefontaine 78120,
La Barbacane à Beynes 78650 et
Le Lycée Jean Monnet à La Queue-les-Yvelines 78940.

CLAIREFONTAINE
Présente le travail de Caroline Ruffault, France.
THE SKY IS BIGGER —
La série The Sky is Bigger in Texas a été réalisée lors d’une résidence à Marfa (Texas) en novembre 2024. Il s’agit d’une recherche visuelle mettant en lumière la disparition du paysage naturel et les désastres écologiques engendrés dans le Bassin permien (bassin sédimentaire du Texas et du Nouveau-Mexique) en lien avec la dépendance à la voiture. Les images qui défilent à travers le pare-brise de la voiture convoquent l’imaginaire du road trip, les plans larges du cinéma hollywoodien et les visions idéalisées de l’exploration. Mais derrière ces paysages de carte postale se révèle un territoire profondément transformé : puits de pétrole, sites d’extraction et routes creusées au cœur de terres autrefois préservées. En immergeant ses pellicules dans les eaux de production du gaz de schiste, Caroline Ruffault superpose la réalité matérielle de la destruction à nos images fantasmées, révélant ainsi l’envers des paysages que nous consommons.



LE LYCÉE JEAN MONNET
Le Lycée Jean Monnet à La Queue-les-Yvelines
Présente le travail des élèves de seconde générales et professionnelles.
MIGRATION —
Les élèves ont exploré les réalités migratoires contemporaines à travers récits, images, débats et témoignages. En partenariat avec des acteurs engagés, la Cimade et le CCFD-Terre solidaire, ils ont interrogé les causes, les parcours et les enjeux des migrations aujourd'hui. Ce travail propose une approche sensible, critique et engagée des expériences de l'exil.
La photographie devient un moyen d'expression, de réflexion et de mise en regard du monde. Il favorise le développement d'un regard éthique et d'une pensée citoyenne. il valorise la créativité et invite le public à une rencontre humaine avec les réalités migratoires.
Deux classes ont imaginé les parcours de migrants ainsi que les objets perdus ou abandonnés sur la route de l'exil, puis en ont conçu les photographies. Ces récits ont été mis en voix et enregistrés sous forme de podcasts accompagnant les images.
La troisième classe a imaginé des portraits de migrants à partir de costumes traditionnels réinventés. Le projet articule plusieurs disciplines :
géographie, lettres, EMC, éducation aux médias.
LA BARBACANE,
BEYNES
Présente le travail de Tamara Eckhardt, Allemagne.
LA VIE EN ROSE —
La vie en rose explore la vie de femmes dans la région de culture de la rose, à Kelaat M’Gouna, au Maroc. Le projet met en lumière la solidarité féminine au sein d’une société dominée par les hommes, et examine comment les liens communautaires peuvent être une source essentielle de force. Ce travail est né des séjours prolongés de Tamara Eckhardt au sein d’une famille marocaine entre 2023 et 2025. Au cours de ses visites, Tamara a partagé le quotidien de femmes qui chantaient, cuisinaient, riaient et pleuraient ensemble. Ces moments intimes révélaient toujours la puissance de la sororité, qui constitue le cœur du projet.
À travers le prisme des expériences quotidiennes, cette série photographique souligne les défis auxquels de nombreuses femmes marocaines sont confrontées : constructions et rôles de genres traditionnels et contraintes des structures patriarcales. À l’intérieur de ces limites étroites, des réseaux de soin, de confiance et de résilience s’épanouissent discrètement. La rose de Damas, cultivée dans la région, constitue ainsi un point d’ancrage réel et symbolique important. Sa beauté et sa fragilité reflètent la complexité de la féminité, tandis que sa culture offre une indépendance économique à de nombreuses femmes.
Ce projet est né d’un processus de co-création : les femmes photographiées ne sont pas de simples sujets devant l’objectif, mais de véritables collaboratrices, qui ont participé à façonner leur propre image. Résultat de ce travail collaboratif, ce projet explore ainsi la manière dont la présence de certaines personnes peut être rendue visuellement, même lorsque les entraves sociales et culturelles tendent à limiter leur visibilité.
